
le 31 juillet 2008
Présentation de l'Université d'été du MRC, Belfort (Centre Atria), samedi 6 et dimanche 7 septembre 2008 :
La gauche ne va pas bien. Est-ce, comme certains le disent, un problème de leadership ? Est-ce, comme d'autres le prétendent, une absence de programme ? Est-ce dû simplement à l'habileté manœuvrière de l'actuel président de la république ? Et si la gauche avait, tout simplement, perdu ses repères, sa capacité à penser le monde d'aujourd'hui, et par suite, sa capacité à agir politiquement dans la France telle qu'elle est ?
Jean-Pierre Chevènement plaide pour une Europe plus démocratique
Publié le dimanche 29 juin 2008 à 05H14
"Les Irlandais ont parlé pour les autres peuples"
L'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin vient d'être réélu à la président de MRC.
Photo Jérôme Liégeois
Jean-Pierre Chevènement, réélu président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) le week-end dernier, analyse pour La Provence les conséquences du rejet du traité de Lisbonne par les Irlandais et les perspectives du projet d'Union pour la Méditerranée. Acteur fort de la constitution du PS en 1971, il entend désormais être "le catalyseur" de la création d'un nouveau "parti de toute la gauche."
Lors du congrès du MRC, vous avez brandi le drapeau irlandais. Faut-il vraiment se réjouir du non irlandais au traité de Lisbonne?
Jean-Pierre Chevènement : Le peuple irlandais a parlé pour tous les autres peuples. Au-delà du traité de Lisbonne, il a contesté le fonctionnement très peu démocratique des institutions européennes. Ni la commission, ni la banque centrale, ni la cour de justice ne rendent de compte. Dans le même temps, les Irlandais ont contesté l'orientation peu sociale de l'UE. Cette critique d'une Union technocratique et antisociale est partagée dans l'Europe entière. Les peuples veulent que l'Europe se fasse avec eux. Ils préfèrent une Europe à géométrie variable.
On peut ainsi très bien construire une Europe dotée d'un gouvernement économique au niveau de la zone euro pour créer un espace de relance keynésienne. On peut aussi créer une Europe de la défense à la carte. Le non irlandais traduit une volonté démocratique pour une autre conception de l'UE. On assiste à une remise à plat de la construction européenne que M. Sarkozy avait cru pouvoir éviter avec, hélas, la complaisance d'une majorité des élus socialistes. Mais quand on va contre la volonté des peuples, il y a toujours des accidents.
En saluant le "non" irlandais, ne rendez-vous pas encore plus difficile votre rapprochement avec le PS, nécessaire à la constitution de ce "parti de toute la gauche" que vous souhaitez ?
Jean-Pierre Chevènement :Le rapprochement avec le Parti socialiste ne se fera pas à n'importe quelle condition. Il se fera sur la base d'un accord de principe. Et la réorientation de la construction européenne est évidemment à la base de la reconstruction de la gauche.
Ce parti, comment et avec qui le construirez-vous ?
Jean-Pierre Chevènement :Ce qui est important d'abord, c'est que l'une des cinq formations qui se réunissent périodiquement au sein du comité de liaison de la gauche – en l'occurrence le MRC– affirme clairement le cap. Si on veut constituer un parti de toute la gauche, le MRC est en mesure de jouer le rôle de catalyseur. Nous savons bien qu'il y aura des obstacles à surmonter. Le Parti socialiste est hégémonique à gauche, mais ne peut pas accéder au pouvoir dans les conditions actuelles. Il faut donc créer un électrochoc qui, comme le congrès d'Epinay de 1971, entraîne des centaines de milliers de sympathisants et fasse basculer l'électorat. Mais cela ne suffit pas ; il faut aussi de clairs repères républicains pour reconquérir les couches populaires.
Le "parti de toute la gauche" devra-t-il englober le PC ?
Jean-Pierre Chevènement : Le PC ne doit pas s'enfermer sur lui-même, sauf à aller vers de nouvelles déconvenues. Combien plus efficaces seraient les militants communistes, dont chacun connaît la valeur et le dévouement, s'ils pouvaient militer dans un vaste ensemble de la gauche. Le 13 juillet, la conférence sur le projet d'Union pour la Méditerranée se tiendra à Paris.
Approuvez-vous cette initiative de Nicolas Sarkozy ?
Jean-Pierre Chevènement : L'idée en elle-même était bonne. Mais on constate que, pour l'essentiel, l'Allemagne de Mme Merkel a vidé cette Union pour la Méditerranée de son contenu. Il n'y aura pas de crédits supplémentaires et tous les projets devront être instruits par la commission de Bruxelles. On est retombé de la sorte dans le processus de Barcelone qui s'est soldé par un échec. Nous sommes confrontés à ce que M.Sarkozy a accepté, à savoir la rupture de l'équilibre fondateur entre la France et l'Allemagne. Après le traité de Lisbonne et en vertu de critères démographiques, la France ne pèsera plus que les trois-quarts de l'Allemagne.Et l'on voit aujourd'hui que l'Allemagne s'octroie un véritable droit de veto sur des initiatives comme l'Union pour la Méditerranée, qui, en elle-même, est louable.
Mais il aurait mieux valu commencer par une formule moins ambitieuse que cette réunion à quarante, et, par exemple, par une formule à 5+ 5, les 5 pays du Maghreb et les 5 pays européens riverains de la rive nord de la Méditerranée. Cela aurait certainement été plus efficace dans un premier temps. Et puis on aurait élargi au Proche-Orient où les problèmes sont loin d'être résolus.
Il ne suffit pas d'une prestation de M. Sarkozy à Jérusalem pour régler le problème de la création de l'État palestinien. M.Sarkozy a pris un risque. Maintenant, je ne vais pas le critiquer. Je pratique une opposition constructive. Dès lors qu'il a pris ce risque, je l'approuve.

le 23 juin 2008
LE « CHE » avait réservé une petite surprise à son auditoire. 12 h 10, hier, au gymnase Jean-Ducasse du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) : en plein milieu de son allocution, Jean-Pierre Chevènement déserte brièvement son pupitre. Il revient, tout sourire, tendant à bout de bras un drapeau vert-blanc-orange irlandais.
Le nouveau secrétariat national du MRC
le 23 juin 2008
Voici la liste du nouveau secrétariat national du Mouvement Républicain et Citoyen, après le congrès du Kremlin-Bicêtre.
Secrétaires nationaux :
1. Coordination : Jean-Luc Laurent
2. Diffusion des idées et formation - Ecole de Cadres : Marie-Françoise Bechtel
3. Relations extérieures : Georges Sarre
4. Elus : Etienne Butzbach
5. Relations avec le Parlement : Christian Hutin
6. Porte-parole : Pierre Dubreuil
7. Porte-parole : Catherine Coutard
8. Syndicats – Mouvement associatif : Claude Nicolet
9. Finances : Yves le Hénaff
10. Trésorerie : Christophe Bénavides
11. Relations internationales : Sami Naïr
12. Droit des Femmes : Aimée Gourdol
13. Université d'été, Projet et prises de position du parti : Patrick Quinqueton
14. "Citoyens Actualités" : Dominique Vial
15. Fédérations : Béatrice Desmartin
16. Communication, Idées, rayonnement local : Julien de Verrières
17. Elections : Guillaume Vuilletet
18. Développement du parti (en liaison avec les secrétaires nationaux en régions): Renée Rémy
19. Education : Michel Vignal
20. Etudiants : Eléonore Perrier
21. Jeunesse : Eric Martin
22. Citoyenneté : Rachid Adda
23. Santé et protection sociale : Ladislas Polski
24. Environnement, énergie : Gérard Pierre
25. Agriculture : Michel Sorin
Plus de 500 personnes étaient présentes les samedi 21 et dimanche 22 juin au congrès du MRC. Voici des photos du congrès.
Jean-Pierre Chevènement élu président du MRC
Dépêche AFP, dimanche 22 juin 2008, 12h07.
Le congrès du Mouvement républicain et citoyen (MRC), réuni dimanche au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne, a élu Jean-Pierre Chevènement à la présidence de ce parti dont il était jusqu'à présent le président d'honneur.
Les 178 délégués, réunis depuis samedi dans cette ville du Val-de-Marne, ont voté à une large majorité (167 pour, 11 bulletins blancs ou nuls) pour M. Chevènement, 69 ans, fondateur du parti et seul candidat en lice.
"J'ai accepté la présidence effective du MRC, que je n'avais encore jamais exercée, pas seulement pour le MRC mais pour la refondation de la gauche, de la République et de la France", a affirmé l'ancien ministre à l'issue du vote.
"La tâche est rude pour remettre la gauche à la responsabilité, pour qu'elle renoue avec le couches populaires" et "pour que 2012 ne soit pas une nouvelle défaite mais une nouvelle ère pour la République et pour la France", a-t-il ajouté.
Le MRC est né en 2003, prenant la suite du Mouvement des citoyens que Jean-Pierre Chevènement avait créé en 1993 après avoir quitté le PS.
Les délégués ont adopté également une motion approuvant la stratégie proposée par M. Chevènement, appelant à un "grand parti de toute la gauche" avec d'autres forces comme le PS et PCF.
Ce dernier propose la mise en place de "forums pour l'unité" débouchant sur "des assises de la gauche en 2009" et arriver, au plus tard en 2011, à un "congrès de rassemblement" de la gauche dans la perspective de la présidentielle de 2102.
Georges Sarre (jusque là premier secrétaire) est élu membre du secrétariat national du parti, qui compte aussi Christian Hutin, seul député MRC, et Jean-Luc Laurent, maire MRC du Kremlin-Bicêtre.
Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Le Kremlin-Bicêtre, dimanche 22 juin 2008.
Je veux d'abord remercier Jean-Luc Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre, et Béatrice Desmartin, Première Secrétaire du Val-de-Marne, pour l'organisation de ce quatrième Congrès du MRC parfaitement réussi. Mes remerciements vont aussi à la petite équipe du Val-de-Marne, Marianne Picard et Bastien Faudot notamment qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour nous accueillir tous dans les meilleures conditions. Un vent nouveau s'est levé dont témoigne l'affluence et le rajeunissement de nos délégués. Je veux saluer amicalement nos invités, représentants des partis de gauche, des syndicats et du mouvement associatif. Merci à l'ensemble des militants qui ont bénévolement assuré le fonctionnement et la présence de notre parti depuis le Congrès d'avril 2006. J'ai une pensée particulière pour Georges Sarre qui a tenu bon à la direction du parti pendant ces années difficiles. Je n'oublie rien des services éminents que Georges a rendus et je sais pouvoir compter sur son jugement et son expérience dans les fonctions qu'il exercera demain à mes côtés comme secrétaire national aux relations extérieures. Hommage et honneur à ceux qui nous ont quittés et qui laissent derrière eux une trace qui ne s'effacera pas : Nicole Morichaud, conseillère régionale d'Ile de France, infatigable militante du CERES, de Socialisme et République, du MDC et du MRC, et Jean-Louis Dieux, Conseiller Régional de P.A.C.A, pilier du Mouvement depuis toujours.
Un nouveau départ était nécessaire après l'échec de 2007 qui a illustré l'impréparation idéologique et politique de la gauche dans son ensemble, quelque effort que nous ayons fait pour y remédier.
A moins de quatre ans de la prochaine élection présidentielle qui est devenue, dans notre système politique, l'élection directrice, celle autour de laquelle toutes les autres s'ordonnent, nous devons porter un regard lucide sur le rapport des forces à l'échelle mondiale afin de créer l'évènement qui permettra d'ouvrir à la France un nouveau chemin de progrès.
Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Monde : «Le traité de Lisbonne est aujourd'hui juridiquement mort»
Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Monde, paru dans l'édition du 21 juin 2008.
Président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, qui fut l'un des plus ardents défenseurs du non au référendum de mai 2005, se réjouit du rejet du traité de Lisbonne par les Irlandais. A ses yeux, la gauche - PS en tête - n'a pas su en comprendre les motifs. A la veille du congrès de son mouvement, il prône la création d'un rassemblement de toute la gauche.
Le Monde : Les Irlandais viennent de dire non à la réforme de la Constitution qui leur était soumise par référendum. Pour vous qui êtes un adversaire farouche de ce texte, c'est une satisfaction ?
Jean-Pierre Chevènement : Personne ne peut ignorer le fait que si on avait interrogé à nouveau le peuple français, le peuple néerlandais ou d'autres peuples, le résultat aurait été le même qu'en mai 2005. Il est regrettable que les dirigeants européens ne s'interrogent pas sur les causes de cette profonde désaffection : l'absence de démocratie et le caractère antisocial de l'Europe telle qu'elle se fait. Deux exemples récents : la Commission européenne a fait des propositions sur la politique énergétique commune. Elle a oublié complètement les dimensions de sécurité et d'approvisionnement qui sont fondamentales. S'agissant de Galileo, le GPS européen, elle a imposé un appel d'offres ouvrant à la concurrence mondiale. Nous pourrions avoir un système avec des lanceurs russes et des satellites américains. C'est aberrant ! Et Jean-Claude Juncker (président de l'Eurogroupe) qui vient de déclarer qu'il n'était pas question d'aller vers une harmonisation fiscale ! En d'autres termes, c'est une Europe livrée à une concurrence interne des systèmes fiscaux et sociaux qui pousse vers le bas. D'une certaine manière, le non irlandais sanctionne cette régression. Le traité de Lisbonne est aujourd'hui juridiquement mort.
D'où vient l'incapacité, selon vous, de la gauche, qui a soutenu ce traité, à comprendre le rejet du projet européen ?
La majorité des socialistes français ont accepté le traité de Lisbonne en contradiction avec les engagements pris pendant la campagne présidentielle. La gauche a un énorme travail à faire pour comprendre les raisons de ce rejet comme de ses trois échecs successifs aux élections présidentielles : l'éloignement des couches populaires et l'absence d'un projet mobilisateur.
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Par Jean-Pierre Chevènement. le 26 mai 2008
Une période nouvelle s'ouvre devant nous. Ce serait en effet une vue bien courte des choses de penser que la crise financière liée à l'endettement des ménages américains est désormais surmontée. Cette crise a des causes infiniment plus profondes et anciennes : la principale est la fuite en avant de l'Hyperpuissance américaine dans l'endettement interne et externe et dans le recours à la force militaire qui débouche aujourd'hui sur l'enlisement au Moyen-Orient. Les Etats-Unis n'ont plus les moyens de dominer seuls le monde. Ils vivent depuis trop longtemps au-dessus de leurs moyens. La crise économique se redouble en crise de l'hégémonie. Les Etats-Unis doivent donc accepter l'avènement d'un monde multipolaire et les règles qu'il implique, à commencer par l'obligation où ils sont de remettre de l'ordre dans leurs propres affaires. L'Histoire n'est pas finie, contrairement à ce qu'affirmait Francis Fukuyama au début des années quatre-vingt-dix. Et la crise systémique qui est devant nous, sera grosse de convulsions. L'Europe libérale ne nous y prépare pas. Il faudra la réorienter. La responsabilité de l'Allemagne et de la France sera déterminante. La gauche française ne devra pas se mettre aux abonnés absents comme elle a tendance à le faire, si on en juge par le fade projet de déclaration de principes du PS.
Toutes les informations concernant le congrès des 21 et 22 juin 2008 du Mouvement Républicain et Citoyen ci-dessous.
L'ensemble des informations concernant le Congrès du MRC des 21 et 22 juin sont disponibles sur la rubrique dédiée du site du MRC94.
Programme :
Samedi 21 juin
9h00 Accueil
9h30 Intervention de Béatrice Desmartin
1ère secrétaire fédérale du 94
9h45 Présentation du rapport d'activité et du rapport financier
Recollement des votes des départements
10h15 Présentation du projet de motion d'orientation
10h30 Installation de la commission des résolutions
Ouverture du débat général
12h30 Déjeuner
14h30 Reprise du débat général
17h00 Rapport de la commission des résolutions et votes
18h30 Accueil des délégués en Mairie
20h30 Banquet républicain
Dimanche 22 juin
9h30 Début de la séance
Election de la Direction nationale
11h00 Présentation des invités
11h30 Intervention de Jean-Pierre Chevènement.
congresMRC-bulletin-inscription.pdf (73.95 KB)
Intervention de Jean-Pierre Chevènement au colloque organisé au Sénat le 15 mai 2008 sur « Le Parlement dans la Ve République ». Invité à s'exprimer sur son expérience au Ministère de la Défense et sur le rôle du Parlement sur ces questions, Jean-Pierre Chevènement s'est exprimé comme suit sur ce sujet.
I – Je passerai rapidement sur trois sujets :
1) L'exécution de la loi de programmation votée sous le gouvernement de Jacques Chirac et le ministère d'André Giraud et révisée de manière minimaliste par mes soins en 1988-89.
Cette loi de programmation laisse les crédits du titre V à un niveau inégalé depuis lors. En 1991, le titre V atteint 103 Milliards de Francs (contre moins de 85 aujourd'hui, abstraction faite de l'inflation).
Cette loi fait l'objet d'âpres discussions en interne entre le Premier ministre et le Ministre de l'Economie et des Finances d'une part, le Ministre de la Défense de l'autre, arbitrées par le Chef de l'Etat. Il faudra attendre 1990 pour que le Président de l'Assemblée Nationale de l'époque, Laurent Fabius, réclame publiquement « les dividendes de la paix ». Mais cette offensive est bloquée par l'éclatement de la crise du Golfe en août 1990. Les réductions de crédits d'équipement viendront après, en 1991-92, et surtout ensuite du fait de la suspension du service militaire qui fera glisser les crédits du titre V au titre III.
Dépêche AFP, vendredi 16 mai 2008, 18h10.
Le MRC (chevènementiste) estime que la gauche doit "engranger" le bénéfice du projet de réforme constitutionnelle, qui représente "une avancée" pour ce qui est du renforcement du rôle du Parlement, tout en réclamant d'autres "avancées" notamment sur le scrutin sénatorial.
Le projet de réforme des institutions doit être jugé à "l'aune" d'un principe: "rééquilibrer les droits du Parlement par rapport à ceux du pouvoir exécutif", estime dans un communiqué le Mouvement républicain et citoyen.
A cet égard, "la réévaluation du rôle du Parlement résultant du projet de réforme constitutionnelle représente globalement une avancée", estime le parti qui n'a qu'un député à l'Assemblée nationale.
"Sans cesser de défendre d'autres avancées, comme un mode de scrutin plus juste pour l'élection des sénateurs, le MRC considère que la gauche doit 'engranger' cette réforme".
Pour le MRC, "le partage de la définition de l'ordre du jour, la limitation de la portée de l'article 49-3, le vote des assemblées sur les textes adoptés en Commission, l'abandon bienvenu des velléités de redéfinition des pouvoirs entre les deux têtes de l'exécutif vont indiscutablement dans le sens souhaitable".
"Le Parlement a tout à gagner à cette rupture avec des dispositions instaurant un 'parlementarisme rationnalisé', qui pouvaient avoir un sens il y a cinquante ans", estime le parti de Jean-Pierre Chevènement.
Jean-Pierre Chevènement au colloque « la Vème République au Parlement
Il interviendra à 14h lors du colloque organisé par le Sénat jeudi 15 mai 2008, au Palais du luxembourg.
Public Sénat retransmettra les tables rondes du colloque, organisé au Sénat en partenariat avec le Comité d'Histoire Parlementaire et Politique.
La première table ronde, à 14 heures, « Le Parlement, miroir de la société française », animée par M. Bastien François, professeur à l'Université de Paris I, réunira : M. Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, M. Claude Estier, ancien président du groupe Socialiste du Sénat, M. Gérard Longuet, ancien ministre, sénateur de la Meuse , Mme Catherine Procaccia, sénateur du Val-de-Marne, M. Paul Smith, professeur à l'Université de Nottingham (retransmission sur Public Sénat le vendredi 16 mai, à 10 h 30).
Le programme complet est disponible sur le site du Sénat.
Lieu : Palais du Luxembourg - Salle Clemenceau - Entrée : 15 rue de Vaugirard, Paris 6e. Accueil des participants à partir de 8h30.
Dépêche AFP, mercredi 14 mai 2008, 18h19.
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a appelé mercredi à un débat à gauche pour créer un grand parti de toute la gauche, avec la tenue d'un "Congrès de rassemblement" en 2010 ou début 2011 permettant une "candidature commune" à la présidentielle de 2012.
Cette stratégie est proposée dans une motion d'orientation adoptée par la direction du Mouvement républicain et citoyen (MRC), pour son Congrès des 21 et 22 juin prévu au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), ville gérée par un maire MRC, Jean-Luc Laurent.
"L'impératif est le rassemblement" et "les clivages internes de la gauche doivent être dépassés par le débat", a affirmé lors d'un point de presse M. Chevènement pour qui ce grand parti doit être fondé sur un "projet républicain".
Pour l'ancien ministre, le contexte est favorable à un tel "électrochoc". "Nous sommes à l'aube d'une crise profonde et systémique", la "globalisation est en crise. Un tsunami est à l'horizon".
Poursuite du cycle de colloques de la Fondation Res Publica lundi 26 mai 2008 à 18h à l'Institut du Monde Arabe (1 rue des Fossés-Saint-Bernard 75005 Paris). En voici le programme ci-dessous.
Avec la participation de :
- Hind Khoury, Déléguée générale de la Palestine en France
- Khaled Hroub, spécialiste anglais du Hamas, directeur du Cambridge Arab Media Project, université de Cambridge
- Abd El Jawad, ancien député de Cisjordanie, indépendant
- Jean-François Legrain, chargé de recherches au CNRS, Lyon
- Elias Sanbar, ambassadeur de l'OLP à l'Unesco
- Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l'homme à Gaza
- Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica
Inscrivez-vous à l'adresse électronique res-publica@wanadoo.fr (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes). Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse : www.fondation-res-publica.org.
"Générations citoyens" est l'émission politique & citoyenne de 88.2, tous les dimanches de 18h à 19h. Générations peut être écoutée sur 88.2 FM
L'émission pourra être écoutée en ligne en direct sur le site de la radio, puis dans le dossier de l'émission et sera podcastée sur ce blog.
NB : l'émission, d'abord prévue pour le dimanche 11 mai, sera diffusée le dimanche 18 mai.
Les actes du colloque du 17 mars sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.
- , par Edouard Husson, Maître de conférence à l'Université de Paris IV
Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du banquet républicain de Gauche Avenir, à Choisy le Roi, le lundi 5 mai 2008.
La gauche est solidement installée dans le paysage local mais elle ne peut oublier qu'elle a échoué à trois reprises à conquérir le pouvoir d'Etat, à l'occasion des élections présidentielles de 1995, 2002 et 2007. Cette incapacité est-elle rédhibitoire ?
I – La gauche est placée devant un grand défi : la conquête du pouvoir d'Etat.
1. La politique engagée par Nicolas Sarkozy répond à un dessein illusoire : celui d'adapter la France à la mondialisation
L'abaissement du coût du travail est une impasse pour la France comme pour l'Europe. Ce n'est pas de cette manière que nous restaurerons notre compétitivité face à la Chine, l'Inde, etc. On nous donne la politique allemande en exemple. Cette politique de compression des coûts s'exerce au détriment des autres pays européens. Elle est de plus en plus rejetée en Allemagne. La politique de Nicolas Sarkozy ne prépare pas l'avenir. Elle tue la croissance. Elle ruine la solidarité. Elle ne répond pas à l'exigence d'un effort partagé.
2. Cette politique est d'autant plus vouée à l'échec que c'est la mondialisation ou plutôt la globalisation qui est entrée en crise.
a) La globalisation : un phénomène à la fois économique et politique. L'ouverture des marchés aux FMN sous les coups de boutoir des Etats-Unis - la domination absolue des marchés financiers - la dictature de l'actionnariat.
b) Cette globalisation est entrée en crise :
- 1997-98 : crises asiatiques, russe, latino-américaines
- 2000 : bulle technologique
- 2007 : crise des subprimes
• l'échec du FMI et l'autonomisation des pays émergents
• la fuite en avant des Etats-Unis, déficits et endettement interne et externe – taux d'intérêt réels négatifs – chute du dollar.
• augmentation du prix du pétrole
La tentation de la coercition militaire et l'enlisement au Moyen-Orient. Les Etas-Unis vivent au-dessus de leurs moyens – surextention impériale. Le problème posé au monde est celui d'un nouveau cycle organisé autour d'un monde multipolaire et de nouvelles règles du jeu.
Agenda et médias
Si vous souhaitez participer à ce banquet, inscrivez-vous !
Lancé, il y a un an, par 18 premiers signataires, responsables politiques, syndicaux, associatifs, des diverses sensibilités de la gauche, le club « Gauche Avenir » a associé des milliers de signataires, en particulier par Internet et grâce à de nombreuses contributions, à la rédaction d'un projet de « charte de l'unité de la gauche ».
Quelle identité pour la gauche d'aujourd'hui ? Comment réussir une nouvelle étape de l'unité de la gauche ?
Invités :
-<a href="http://lefil.blogs.
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